Essences

Une forêt composée de 60 % de feuillus
et 40 % de conifères

Le Chêne très présent

La forêt limousine est une forêt jeune qui s’est constituée depuis un siècle. En tête des feuillus, le Chêne se taille une place d’importance, malgré l’émergence de conifères comme le Douglas.

En tête des feuillus, le chêne se taille une place d’importance : chêne rouvre sur les vieilles forêts du Massif, telle la forêt de Tronçais, chêne pédonculé sur la surface  la plus importante, là où l’agriculture a laissé la place à la forêt.

Durant les 150 dernières années la forêt du Massif Central s’est considérablement étendue tant en ce qui concerne les feuillus que les conifères. Ces derniers résultent souvent de plantations, très importantes après la mise en place du Fonds Forestier National en 1947.

Toutes les essences ont progressé en superficie, excepté le Châtaignier.
Proportion des essences composant la forêt du Massif Central

> Chênes pédonculé et rouvre : 32,3 %
> Hêtre : 10,4 %
> Châtaignier : 7,7 %
> Autres feuillus : 9,5 %
> Douglas : 11 %
> Pin sylvestre : 10,2 %
> Épicéa commun : 9,4 %
> Sapin pectiné : 7,6 %
>Autres conifères : 2,7 %

 

Les feuillus du Massif Central

La place dominante du Chêne : L’atout du massif feuillu pour le Massif-Central

Les feuillus couvrent 60 % de la surface totale de la forêt du Massif Central.

Les Chênes Rouvre et Pédonculé couvrent 54 % de la surface des feuillus du Massif Central ; ils sont suivis par le Hêtre (17,4 % du massif feuillu), le Châtaignier (12,8 %) et les autres feuillus (qui tous ensemble représentent 15,8 % des feuillus du Massif Central).

Les objectifs de gestion durable, prenant en compte les enjeux économiques, écologiques et sociaux font de ce massif feuillu du Massif Central un atout considérable.

Sa mise en valeur passe par le développement et la vulgarisation d’itinéraires sylvicoles et de méthodes d’exploitation adaptés mais aussi par le développement d’activités et d’industries performantes pour utiliser ses produits.

Les différents types de peuplements de feuillus

Les feuillus ont la capacité de se reproduire grâce à leurs graines mais aussi de repousser sur les souches d’arbres coupés. On distingue les futaies issues de graines et les taillis simples issus de rejets d’arbres exploités. Ces formations peuvent être en mélange dans les taillis sous futaie ou mélange de taillis et de futaies

Ces dernières formations sont assez courantes dans le Massif Central (et dans toute la France), car elles correspondaient autrefois fort bien aux besoins des populations rurales en bois d’œuvre et de feu.

Aujourd’hui, les forestiers ont tendance à faire évoluer ces peuplements vers la futaie régulière ou vers la futaie irrégulière ou jardinée en fonction des besoins de notre société. Néanmoins les mélanges de taillis et de futaies continuent d’occuper des surfaces très importantes.